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Winter count

Winter count, c'est le récit de l'année, peint par un gardien de la mémoire du clan sur une peau de bison. Chaque dessin est le support d'une histoire, d'un fait marquant. 

Je commence sur cette page le récit de nos neuf années de danse. Je vais raconter quelque anecdotes de paix et de joie qu'il fait bon se remémorer de temps en temps. Il y a les chants déjà qui nous rappellent des ambiances, des rounds, des rassemblements sous le tipi ou auprès de l'arbre. Il y aura ici des histoires écrites. Vous pouvez vous y joindre en m'envoyant vos histoires. Je sélectionnerai les joyeuses et tendres, les belles et paisibles pour s'enjoyer au cœur de l'hiver. A vos plumes!

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Première année, Toka heya.

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Avant de danser une première fois il nous a fallu trouver un lieu, couper des arbres pour les poteaux de l'arbor, pour le grand tipi, créer une association... Je me souviens d'avoir parlé de la danse du soleil en germe dans une hutte de camp de quête de vision. On était sur le lieu ouvert par Michel et utilisé par Carol et le clan du cerf. C'était le premier camp du clan du loup à Alayrac. On était en juillet 2012...

En 2013 je dansais pour la 3e fois à Red Valley avec Howard. A ma question 'que puis-je faire pour la Terre?', il me fut répondu 'je te donnerai un arbre sacré'. A mon retour à Alayrac pour le camp de quête, je m'apercevais que les peupliers étaient là qui nous attendaient, tout au long de la route qui mène au camp. La voix me le redit : 'je te donnerai un arbre sacré'. Pas le choix, la danse était là à nous attendre...

En 2014, pour ma 4e danse, je m'ouvrai de ce projet à Howard. Cela ne lui paru pas absurde. "je viendrai, m'asseyrai et vous regarderai faire."

En 2015 enfin je lui présentais ma canunpa en lui demandant de m'aider à réaliser ma vision. Je m'étais souvenu de ce rêve reçu en 2011 dans lequel j'étais assis en tailleur auprès de l'arbre de la danse. Howard était debout derrière moi comme un ancien, comme un enseignant. "Je viendrai 4 fois pour vous aider à mettre en place votre danse. Je t'aiderai parce que tu es sincère". 

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Je me souviens de ces vacances de Février 2017 avec les amis et amies. A Alayrac il faisait bien un peu froid. Nous dormions dans le gite et ça ronflait bien un peu. Nous allions à travers bois dans le coin de la danse pi du clan pour couper les pins bien droits et bien longs. Je me souviens de la faim que nous avions à les dépecer de leur écorce une fois abattus. On aurait dit un clan de chasseur autour d'un mammouth ou d'un bison. Comme on faisait aller les haches et les planes ! Et ça chantait et ça riait !

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A l'été un petit groupe s'était constitué en amont de la danse pour construire les toilettes, les huttes, faire du bois. L'arbor fut monté en un rien de temps pendant les jours de purification. J'en reviens pas du travail accompli quand j'y pense... Big love à Thierry, Guigui, Jean Luc, Flavia, Marc, Agnès, Juju, Charly et tous les autres.

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Ma joie de la première danse ce sont les sourires, les sourires, les sourires. Ma fierté ce sont les chants. La qualité, la diversité, l'enthousiasme de ce groupe qui vivait pour la plupart sa première danse. Il y avait Myriam, Elodie, Aurélie, Agnès, Martine, Julien Hibou, Séverine, Katali. Jean Hugues et moi même avions mené un round ou deux, mais plus par plaisir que par besoin. Howard avait dit que les chants étaient 'dansables'. Mais moi j'étais fier et chaque année depuis lors je savoure l'incroyable musique qui nous est offerte et j'admire le don des chanteuses et chanteurs.

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​Cette première année a vu notre Guillaume Green Man inventer le rôle de chef du feu. Il fallait bien un tel gaillard pour inventer ce poste, transmettre, sécuriser, improviser avec les quelques consignes et informations de cette première danse. ça a été l'occasion de lui faire verser l'eau pour la première fois. Un chef du feu se doit de verser pour son équipe, c'est comme ça !

Au cèdre, ça a été la découverte de Patricia, de sa gentillesse et de son soucis du détail. Elle venait me voir pour des questions que je n'avais pas imaginées et nous cherchions ensemble des solutions qui seraient nôtres pour développer une danse de paix à inventer.

Il y avait Jerry en cette première danse. Joyeux et serviable, i me montrait les gestes du percement avec douceur et encouragements. Il ouvrait chaque matinée de danse par des "cassoulet", "pains au chocolat" intempestifs et drolatiques. Il n'était jamais le dernier pour donner la main et je le vois encore aider au démontage de l'arbor au terme de la danse. Salutations l'ami !

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Deuxième année, Table Ronde

En cette deuxième année des choses se précisent et s'organisent. La cuisine de Smiling Christine qui avait d'abord eut lieu au village se rapatrie à la danse où elle est actuellement. Guy est à nouveau au blue bus et Flavia le seconde activement. Une fois ou deux nous faisons le cercle de parole tout prêt de la cuisine. Je m'en souviens parce que au beau milieu d'un de ces cercles je vois apparaitre sur la route forestière une voiture de gendarme. Je me lève et vais à leur rencontre. Ils avaient suivis les drapeaux rouges placés sur les arbres depuis la route et étés arrivés jusqu'à nous ! Ils savaient que nous étions là, j'avais déjà pris l'habitude de les prévenir d'un attroupement et de tambours. Ils avaient l'habitude de me remercier de l'information et que dans ces bois nous ne dérangerions personne. Je leur proposait un café ce jour là mais voir cet attroupement de hippy ne dût pas leur paraître très engageant. Ils firent demi tour en nous souhaitant une bonne semaine et en annonçant le beau temps.

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Troisième année, Quatre vents

Cette année là David devenait gardien de la canunpa de la danse et Ron devenait leader des hommes pour un an ou deux. Il avait surgit la veille de la danse et m'avait dit "qu'est ce que je peux faire pour aider". Je lui demandais : "on danse demain et je cherche un leader des hommes, ça te dirait?". "Je ne savais pas pourquoi mais j'ai apporté ma jupe de danse... ok :" Cette année là nous nous entreperçâmes tous les trois. Au troisième jour je leur demandais de me percer et je me joignais aux six autres danseurs et danseuses qui s'attachèrent pour ce round. Nous fîmes un bel envol tous les sept en même temps comme une fleur qui s'ouvre. Je revois la scène comme si j'étais au-dessus quand j'y repense. Beau, beau. Il y avait Olox, le grand Viking amusant, et assurément Ray et Iban. Qui d'autres ? Elodie était danseuse de l'aigle cette année là, légère comme la fée qu'elle est, pi Bertrand et Yves avec elle.

Je les revois danser joyeusement au soir du round de nuit. Féerie.

Au quatrième jour Ron et moi percèrent David dans le dos selon son vœu. Alors qu'il dansait à peine, je l'appelait pour lui dire de lever les pieds. Il se tourna, à peine, pour essayer de m'entendre. Un percing lâcha sans peine. Il s'arrêta un instant, donna un coup d'épaule à droite et le deuxième percement tomba comme de rien. Je le revois revenir de son tour, tranquille, serein, élégant, comme si rien n'était. J'en ris encore de belle joie. Ron n'eut pas beaucoup plus de peine, lui qui avait l'habitude de libérations ardues. quelques pas de danse et un bel abandon et clac, il s'envole et se libère en sourire.

Cette année aussi JR est là pour la première fois. Il pleure en entendant chanter Luna après de l'arbre. Il l'accueille au tambour à ses côtés pour l'encourager à chanter. Merci ô merci.

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Quatrième année, Yggdrasil

Il en a fallu de la foi pour y aller cette année là. Covid à droite, covid à gauche et les avions qui ne décollent pas. Howard dès le printemps m'encourage à mener la danse sans lui. 

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Pour toute la beauté de la Terre, pour tout le bonheur en ce monde

© 2017 par l'association   C'est un beau jour pour vivre     ©photos by Julien Replat

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